« JE L’AI TUéE AVEC UN COUSSIN »: PRèS DE NICE, LE SEPTUAGéNAIRE AVOUE AVOIR éTOUFFé SA COMPAGNE, SON PASSé éTAIT DéJà ALARMANT

Un homme de 77 ans a été mis en examen à Antibes pour le meurtre de sa compagne, qu’il aurait étouffée avec un coussin. Il s’était déjà vu reprocher des violences en 2023, classées pour irresponsabilité pénale.

L’homme, né en 1947, s’est présenté de lui-même mercredi matin au commissariat d’Antibes, dans les Alpes-Maritimes. Il y a déclaré avoir tué sa conjointe pendant la nuit. Les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues à leur domicile.

Dans leur appartement situé à Antibes Juan-les-Pins, les policiers ont retrouvé le corps sans vie d’une femme, allongée sur un lit. Son visage était recouvert d’un coussin, a confirmé le parquet de Grasse, corroborant une information de Nice-Matin.

Le meurtrier présumé placé en détention provisoire

Les premières observations du médecin légiste ont conclu à un décès probable par asphyxie. L’homme a été placé en garde à vue, puis mis en examen jeudi pour « meurtre par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ».

Le parquet a requis son placement en détention provisoire dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire.

Des antécédents violents classés sans suite

En 2023, l’homme avait déjà été soupçonné de violences sur la même femme. Il aurait tenté de l’étrangler et tiré avec un pistolet à balles de caoutchouc dans le plafond de leur logement.

À l’époque, il avait été hospitalisé avant d’être placé en Ehpad. La procédure avait été classée sans suite : une expertise avait conclu à l’abolition de son discernement au moment des faits, le rendant pénalement irresponsable.

Discernement altéré mais pas aboli

Cette fois-ci, selon le parquet, « l’examen psychiatrique effectué durant la garde à vue a conclu à une légère altération du discernement, sans abolition ». Une différence qui pourrait avoir un impact décisif sur la suite judiciaire.

En 2023, 96 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Ce chiffre, communiqué par le ministère de l’Intérieur fin novembre 2024, représente une baisse de 19 % par rapport à l’année précédente.

Avec AFP

2025-07-31T18:02:34Z