MOTARD PERCUTé PAR DES POLICIERS SUR L’A4 : LES DEUX AGENTS DEVANT LA JUSTICE

Lundi 1er décembre, deux policiers du Val-de-Marne ont comparu devant le tribunal correctionnel de Créteil, accusés d’avoir percuté un motard sur l’A4 lors d’une intervention quelques semaines plus tôt. Les images, captées par la caméra d’une voiture, ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Le délibéré est attendu le 18 décembre.

Deux policiers, âgés de 26 et 53 ans, soupçonnés de « violences volontaires aggravées » se sont présentés devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne), lundi 1er décembre 2025. Le 14 octobre dernier, ils avaient été filmés sur l’autoroute A4, au volant de leur véhicule de service, en train de percuter un motard à plus de 70 km/h, rapporte Le Parisien . Dix-huit mois de prison ont été requis contre eux, assortis d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant un an.

Le jour des faits, la victime, un jeune père de famille, rentrait chez lui en Seine-et-Marne. Il avait dépassé la voiture de police par la droite, au niveau du quai de Bercy. Quelques minutes plus tard, sur l’A4, ce même véhicule percute la moto par la gauche, et le policier passager paraît même sortir son bras pour toucher le deux-roues, affirme Actu Paris . La scène, enregistrée par la caméra d’une Tesla circulant sur le même axe, a depuis été visionnée plus de 3,5 millions de fois sur les réseaux sociaux.

Délibéré prévu le 18 décembre

Le motard, qui a miraculeusement réussi à ne pas chuter, a décidé de porter plainte pour tentative de meurtre. Il a affirmé être toujours traumatisé, hanté par ce « sentiment de mort imminente », et dit désormais craindre la route. « Ces gens ne sont pas dignes de porter l’uniforme », a-t-il déclaré à l’audience. Selon lui, le geste des policiers était volontaire.

Les deux agents contestent. Le conducteur a d’abord soutenu d’abord ne pas avoir remarqué le dépassement par la droite, réfutant ainsi tout acte de vengeance. Il a affirmé ensuite que, sur l’A4, la moto se trouvait dans son angle mort lorsqu’il avait décidé de se rabattre. « Je ne pensais pas du tout l’avoir touché », abonde le fonctionnaire, qui reconnaît cependant une manœuvre « soudaine et brutale », réalisée sans clignotant.

Quant au bras passé par la fenêtre ? « C’est un geste que je fais par instinct pour dire aux véhicules de derrière de nous laisser le passage », a assuré son collègue. Le jugement sera rendu jeudi 18 décembre.

Pour en savoir plus : lire les articles du Parisien  et d’ Actu Paris .

2025-12-02T15:35:53Z