Belle prise pour les services de renseignement ukrainiens. Le SBU a annoncé ce mercredi l’arrestation d’un officier de l’armée de l’air de Kiev, accusé d’avoir aidé Moscou à mener des frappes aériennes.
Comme le rapporte l’agence de presse Reuters, l’officier ayant le grade de major aurait fourni à la Russie des coordonnées précises de plusieurs appareils sur les aérodromes, en plus de suggérer des tactiques de frappes aériennes.
« Les cibles en cachette prioritaires de l’ennemi étaient notamment les aérodromes où étaient basés les célèbres F-16, des Mirage 2000 et des Su-24, précise le rapport des services de renseignement. L’agent a recueilli les coordonnées de l’emplacement de ces avions, les horaires et l’ordre de leur départ. » Suffisant pour aider Moscou à réaliser des frappes aériennes plus destructrices.
L’espion, dont l’identité n’a pas été révélée au grand public, était un instructeur de vol ayant le grade de major. D’après le SBU, le suspect aurait également transmis aux services de renseignement militaires russes des données sur le personnel de l’armée de l’air ukrainienne et sur les tactiques de combat utilisées par Kiev.
Les bases aériennes et aérodromes militaires ukrainiens sont régulièrement la cible de frappes aériennes de la part de Moscou, d’autant plus lorsque ces dernières abritent des avions de chasse ou des armes importantes fournies par l’Occident comme les F-16 ou les Mirage.
Les deux avions, respectivement de fabrication américaine et française, joue un rôle essentiel sur le front ukrainien. Le Su-24, quant à lui, est un bombardier à réaction plus ancien, de fabrication soviétique, également utilisé par l’armée russe.
2025-07-31T09:32:39Z